Définir d'abord le manque de couverture
Il ne faut pas commencer en demandant à un modèle de créer davantage d'exemples. Il faut construire une cartographie de couverture :- tâches cibles et formats de sortie ;
- langues, domaines et profils utilisateurs ;
- intentions fréquentes et rares ;
- règles de sécurité et de refus ;
- besoins en outils ou sorties structurées ;
- clusters d'erreurs connus ;
- exemples explicitement exclus de l'entraînement.
Générer avec une provenance complète
Pour chaque enregistrement synthétique, il faut stocker :- la campagne et son objectif ;
- l'identifiant de l'amorce ou du gabarit ;
- le modèle générateur et sa configuration ;
- la version du prompt ;
- les paramètres de génération ;
- la date de génération ;
- la sortie brute et ses transformations ;
- les résultats de validation ;
- le statut de revue et la décision finale.
Filtrer en plusieurs couches
Aucun score unique ne suffit. J'utilise des filtres successifs :- Contrôles de schéma : champs requis, types, plages et parseabilité.
- Contrôles de politique : contenus sensibles, sujets interdits, instructions dangereuses et fuites de données.
- Déduplication : similarité exacte, normalisée et sémantique face aux jeux d'entraînement et d'évaluation.
- Contrôles de cohérence : réponse soutenue par le contexte, arguments d'outils valides, labels conformes aux règles.
- Contrôles de difficulté et couverture : distribution alignée avec l'objectif de génération.
- Échantillonnage expert : revue métier pour les catégories où l'automatisation est moins fiable.
Protéger la frontière d'évaluation
Les données synthétiques peuvent contaminer silencieusement l'évaluation. Si le générateur voit des exemples de test, des prompts d'évaluation ou des paraphrases proches, le score final peut mesurer la mémorisation du benchmark. Les jeux d'évaluation restent immuables et protégés. Les enregistrements générés sont dédupliqués face à toutes les partitions d'évaluation avant l'entraînement. Lorsqu'un ensemble synthétique dérive d'un cas réel, toutes les variantes associées sont regroupées afin qu'elles ne puissent pas se retrouver des deux côtés de la frontière entraînement-test. L'évaluation finale doit privilégier des tâches métier réelles et indépendantes. Des tests synthétiques peuvent vérifier des règles précises, mais ils ne prouvent pas la généralisation aux utilisateurs réels.Versionner ensemble les données et l'entraînement
Un résultat de fine-tuning n'est reproductible que si l'équipe peut le relier précisément aux :- versions des sources et données synthétiques ;
- configurations de filtrage ;
- poids d'échantillonnage ;
- tokenizer et modèle de base ;
- code d'entraînement et hyperparamètres ;
- jeux d'évaluation et versions des évaluateurs.
Évaluer la contribution de chaque tranche
Il faut conduire des comparaisons contrôlées :- référence sans données synthétiques ;
- données réelles plus une tranche synthétique ;
- accumulation des tranches dans un ordre documenté ;
- différents poids d'échantillonnage ;
- ablations des filtres ou stratégies de génération.